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Le médium c’est le message ; oui, mais…
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Pour qu’un message touche efficacement son auditoire, mieux vaut le concevoir de telle sorte que son contenu prime sur la technologie à laquelle on a recours pour lui donner forme et en assurer la diffusion.

La règle qui consiste à placer entre 20 et 25 % de mots-clés dans un texte, 1 sur 4 ou 1 sur 5,  pour que les algorithmes le « voient », est une insulte  à l’intelligence et une entorse aux règles de base de la communication.

Un texte a beau être bien référencé et visible, s’il est sans mordant, répétitif ou ennuyeux, personne ne le lira et il ratera sa cible. Il faudra alors se demander pourquoi on s’est donné la peine de l’écrire.

À l’inverse, un texte pertinent et bien ficelé sera lu, partagé et éventuellement commenté ce qui lui assurera un fructueux voyage dans le cyberespace et augmentera les chances qu’il atteigne son objectif  soit de convaincre, d’intéresser, de renseigner, d’informer, de fidéliser, etc.

Peu importe la forme, il ne faut jamais déroger à la règle de base que l’on peut grossièrement résumer comme suit : d’abord définir les objectifs, identifier les interlocuteurs, déterminer ce que l’on veut leur dire et la manière dont on veut s’adresser à eux.

Le juste ton s’impose alors de lui-même et les mots se forment naturellement sous les touches du clavier un peu comme une tonalité musicale engendre une suite particulière de notes et d’accords.

Le texte que vous lisez s’adresse à des communicateurs, à des rédacteurs et à des créateurs de contenu. Le ton et les termes ont été choisis par conséquent. J’aurais privilégié une autre approche si je m’étais adressé à des gens d’affaires ou au grand public. Non qu’ils ne puissent lire le présent texte, mais je doute qu’il les interpelle aussi directement.

Un texte percutant, pertinent et bien équilibré est triplement important pour attirer et retenir l’attention dans un contexte de surabondance d’informations.

Si j’avais eu à travailler à partir de mots-clés, j’aurais parfois dû répéter certains mots, couper le rythme et faire différents choix davantage liés aux contraintes imposées par le contenant qu’au style et à la lisibilité du message. Le texte s’en serait certainement trouvé alourdi et aurait perdu du souffle et de la fluidité.

J’ose donc affirmer qu’il vaut mieux privilégier le style à la règle informatique.

Remarquez que certains mots-clés ressortent naturellement de ce texte, par exemple : mots-clés, communication, message, technologie, etc.

Mais est-ce suffisant pour satisfaire aux exigences des robots liés aux moteurs de recherche?

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